L’essentiel à retenir : Coream Cuisine, société installée à Lunel-Viel sous le SIREN 841 526 049, n’est plus en activité. La liquidation judiciaire a été ouverte en 2022, puis la société a été radiée le 27 juin 2025, avec une clôture pour insuffisance d’actif. Pour les clients, l’enjeu est double : vérifier rapidement les garanties encore mobilisables et mieux sécuriser les futurs projets d’aménagement.
Quand on cherche des informations sur Coream Cuisine, on veut surtout une réponse simple : l’entreprise existe-t-elle encore, et que faire si un acompte a été versé ou si le chantier reste imparfait ? La situation est désormais claire : l’enseigne a cessé son activité. Le plus utile, maintenant, consiste à comprendre ce que cette fermeture implique concrètement, puis à tirer quelques leçons solides pour éviter qu’un futur projet de cuisine, de salle de bains ou de dressing ne se transforme en zone grise.
Faire le point sur la situation de Coream Cuisine à Lunel-Viel
Confirmer la cessation d’activité et la radiation définitive
La société CO.RE.AM CUISINES, implantée au 74 rue des Compagnons à Lunel-Viel, est indiquée comme radiée du greffe de Montpellier depuis le 27 juin 2025. Les registres publics mentionnent aussi une liquidation judiciaire ouverte le 19 septembre 2022 et close pour insuffisance d’actif en juillet 2025. Autrement dit, il ne s’agit pas d’une simple pause commerciale : l’exploitation sous le SIREN 841 526 049 est terminée.
Avant cette fermeture, l’entreprise exerçait dans un champ assez large : conception, vente et pose de cuisines, électroménager, salles de bains et aménagements intérieurs. Sa création remonte à juillet 2018, ce qui permet de situer son ancienneté réelle. Pour un client, ce détail compte : une enseigne peut donner une impression de solidité, alors que son historique juridique reste relativement court.
Analyser les causes financières de la liquidation judiciaire
Les comptes publics montrent une fragilité qui ne date pas de la toute fin de l’activité. Au 30 juin 2020, les capitaux propres ressortaient déjà à -44 409 €, puis à -36 024 € au 30 juin 2021 malgré un résultat net redevenu positif à 8 385 €. En parallèle, le total des dettes atteignait 186 984 € pour un total d’actif de 150 960 € en 2021. Ce type de décalage traduit une structure financière tendue : même quand l’exploitation respire un peu, le socle reste fragile.
La clôture de la liquidation pour insuffisance d’actif confirme cette lecture. En clair, les actifs disponibles n’ont pas permis de couvrir l’ensemble du passif. C’est souvent le point le plus dur pour les clients créanciers : une entreprise peut avoir un vrai savoir-faire métier et une image rassurante, sans pour autant disposer d’une base financière assez solide pour encaisser les tensions de trésorerie, les retards de chantier ou les avances déjà engagées.
Pour y voir clair, voici les repères les plus utiles à retenir sur Coream Cuisine.
| Repère | Information vérifiable |
|---|---|
| Dénomination | CO.RE.AM CUISINES |
| SIREN | 841 526 049 |
| Création | 20 juillet 2018 |
| Activité déclarée | Conception, vente et pose de cuisines, électroménager, salles de bains et aménagements intérieurs |
| Jugement d’ouverture de liquidation | 19 septembre 2022 |
| Liquidateur désigné | Me Philippe Pernaud |
| Radiation | 27 juin 2025 |
| Clôture | Insuffisance d’actif, publication en juillet 2025 |
| Capitaux propres 2021 | -36 024 € |
| Résultat net 2021 | 8 385 € |
Gérer les litiges et les chantiers après la fermeture
Déclarer une créance auprès du mandataire judiciaire
Dans une liquidation judiciaire, la déclaration de créance s’adresse au liquidateur judiciaire. C’est lui qui centralise les créances, vérifie les dossiers et représente les intérêts collectifs des créanciers dans la procédure. Pour Coream Cuisine, la publication liée à l’ouverture de la liquidation mentionne Me Philippe Pernaud comme liquidateur.
Le délai normal de déclaration est de deux mois à compter de la publication du jugement d’ouverture au BODACC. En cas d’oubli, un relevé de forclusion peut être demandé au juge-commissaire, mais lui aussi obéit à des délais stricts. Dans le cas de Coream Cuisine, l’ouverture remonte à 2022 et la procédure a depuis été clôturée pour insuffisance d’actif : en pratique, un client qui n’a rien déclaré à l’époque a aujourd’hui très peu de marge de manœuvre pour espérer récupérer un acompte via la procédure collective. C’est une conclusion de bon sens fondée sur les dates publiées et les délais légaux.
Si vous devez tout de même constituer un dossier, rassemblez au minimum les pièces qui tracent le contrat et le paiement :
- devis ou bon de commande signé ;
- factures et échéancier prévu ;
- preuve bancaire de l’acompte ou des virements ;
- courriels, lettres recommandées et relances ;
- photos du chantier, réserves éventuelles et procès-verbal de réception s’il existe.
Activer les garanties décennales et biennales pour les travaux
Les garanties légales ne couvrent pas toutes la même chose. La garantie biennale, aussi appelée garantie de bon fonctionnement, vise les éléments d’équipement dissociables, c’est-à-dire ceux qu’on peut remplacer sans détériorer le bâti. La garantie décennale, elle, concerne les dommages graves qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à son usage, notamment sur les éléments indissociables.
Le point clé, souvent oublié, est le suivant : le point de départ commun de ces garanties est la réception des travaux. Si le chantier a été abandonné avant réception ou si aucun procès-verbal clair n’a été signé, l’activation de ces garanties devient plus délicate. En revanche, lorsqu’une réception existe, il faut agir vite : courrier recommandé au constructeur concerné, puis signalement à l’assureur s’il s’agit d’un désordre de nature décennale. Si vous avez souscrit une assurance dommages-ouvrage, elle doit également être alertée.
Il faut aussi demander les bonnes preuves. Le code des assurances impose au professionnel assujetti à l’assurance décennale de pouvoir justifier de sa couverture à l’ouverture du chantier, et les attestations d’assurance doivent être jointes aux devis et aux factures. Le modèle officiel d’attestation prévoit d’ailleurs des mentions liées à l’opération de construction. C’est pour cela qu’une attestation nominative, lisible et cohérente avec la nature exacte des travaux reste un réflexe essentiel.
Évaluer la solidité d’un artisan avant de s’engager

Auditer les comptes publics via les plateformes officielles
Avant de signer avec un cuisiniste ou un artisan d’aménagement, le premier filtre doit être administratif. Infogreffe donne accès aux informations juridiques et économiques certifiées par les greffes, ainsi qu’aux comptes annuels. Pappers, de son côté, agrège des données publiques issues notamment de l’Insee, de l’INPI et du BODACC. En quelques minutes, on peut déjà vérifier si l’entreprise est active, radiée, en procédure collective, et si elle dépose ses comptes de manière régulière.
Cette vérification évite bien des illusions. Regardez le statut légal, la date de création, l’historique des établissements, les éventuels jugements publiés et les derniers bilans disponibles. C’est aussi le bon moment pour comparer l’ancienneté juridique réelle avec le discours commercial de l’enseigne. Pour nourrir votre comparaison, vous pouvez aussi consulter un autre retour d’expérience lié à Tyko Cuisine, afin d’élargir vos critères d’évaluation avant tout engagement.
Détecter les signaux d’alerte dans les bilans comptables
Dans les comptes, certains voyants méritent une attention immédiate : capitaux propres durablement négatifs, dettes élevées, absence de dépôt récent, ou résultats trop instables. Le cas de Coream est parlant : avec un capital social de 10 000 € et des capitaux propres encore négatifs à -36 024 € en 2021, la société restait structurellement fragilisée malgré un bénéfice ponctuel sur l’exercice. Ce n’est pas un détail technique : cela raconte la résistance réelle de l’entreprise en cas de tension.
Un autre signal simple consiste à vérifier la régularité des formalités. Les sociétés commerciales ont l’obligation de déposer leurs comptes après approbation. Si les bilans disparaissent, arrivent en retard ou restent trop anciens, il faut poser des questions. Les avis clients récents peuvent compléter ce travail, mais ils ne remplacent jamais les données légales : un bel avis parle d’une expérience, pas d’une solidité financière.
Sécuriser ses investissements pour un aménagement intérieur
Négocier des acomptes progressifs et traçables
Pour un projet de cuisine ou d’aménagement intérieur, le plus sain est de refuser le paiement intégral avant livraison. Mieux vaut prévoir un calendrier simple, lié à des étapes concrètes : validation technique, lancement de commande, livraison, puis réception. Chaque versement doit laisser une trace bancaire nette. En cas de litige, cette traçabilité change tout : elle donne au dossier une colonne vertébrale, là où les paiements en espèces ou les demandes floues créent du brouillard.
Avant même de parler ambiance ou finitions, prenez aussi le temps de clarifier votre mode de vie et vos priorités. C’est souvent la meilleure manière d’éviter les choix précipités. Sur ce point, réfléchir à une logique de home bubble peut aider : on choisit mieux un prestataire quand on sait vraiment comment on veut vivre l’espace au quotidien.
Valider la conception technique par la modélisation 3D
Une belle image de cuisine ne suffit pas. Demandez des plans cotés, une modélisation 3D, les implantations électriques, les contraintes de plomberie et la validation des passages réels. Cela permet d’anticiper les erreurs de pose, les portes qui se gênent, les hauteurs mal calibrées ou les équipements impossibles à entretenir une fois installés. Pour une salle de bains ou un dressing, la même logique s’applique : la technique doit précéder l’effet décoratif.
C’est justement ce qui évite de reproduire des erreurs déco fréquentes ou de construire une ambiance séduisante sur une base bancale. Une fois les contraintes validées, vous pourrez viser un résultat plus enveloppant et durable, par exemple avec une décoration chaleureuse pensée pour le quotidien, et non seulement pour la photo.
Conclusion
Sur Coream Cuisine, le constat est désormais net : l’entreprise a été liquidée puis radiée, et la clôture pour insuffisance d’actif limite fortement les espoirs de récupération pour les créanciers tardifs. La bonne réaction consiste à vérifier les garanties encore activables, à conserver toutes les preuves de paiement et, pour la suite, à ne plus choisir un prestataire sur la seule promesse commerciale. Un projet bien sécurisé commence toujours par trois choses : un statut légal vérifié, des comptes lus avec lucidité et un chantier cadré étape par étape.

